Lundi 30 juillet:
Deux telepheriques datant de … il ne vaut mieux pas savoir, me montent a 3100m.
Je monte a pied jusqu’au premier bivouac a 3600m. Le lieu dit s’appelle les barrils. Pourquoi?
Car une dizaine de gros cylindres metalliques sont poses la et font office de refuge.
Le lendemain je monte le deuxieme bivouac a 4200m et passe la journee a manger des soupes chinoises et a bouquiner au soleil.
Le vent souffle toujours, beaucoup trop fort pour voler.
Mercredi 1er Aout:
Reveil a 1h30. Le ciel est clair et etoile et il n’y a pas un souffle de vent.
A 2h je commence l’ascension doucement mais surement. Je ne veux surtout pas me griller. Je vais mettre 7h30 pour effectuer les 1450m de denivelle qui me separent du sommet.
Je comptent mes pas, en fais 20 puis m’arrette, essouffle, la tete qui tape. Le soleil se leve . J’arrive au sommet , heureux après ces longues heures d’effort. Ca y est , j’y suis!
J’etale la voile et je sens que je vais devoir bien courir car il n’y a vraiment pas un souffle d’air. Premier essai, je m’enfonce dans la neige profonde, la voile ne monte pas. Il me faut un quart d’heure pour remonter au decollage, le coeur battant la chamade. Je reettale la voile, attend la petite bouffee de face. Mais rien. Alors je donne tout ce qui me reste comme energie et cours comme un derate pour m’arracher du sol. A 5642m l’air est peu dense et je fais un sprint pour que l’aile se gonfle. Ca y est ca me porte, je rase des rochers, je suis en l’air. Ouahhh!!!
Gaz!!!! Quelle vue!!!
Je poserai sur le glacier, pas tres loin de la tente, epuise mais heureux d’avoir vole de l’Elbrouz.
Commentaires sur cet article petitisa Pourl'Elbrouz c'est trop génial, que d'émotion à savoir le bonheur que cela représente.J'en chiale à tremper le clavier.Quant au vol depuis le sommet ce doit être le bonheur puissance 10.Bravo et encore chapeau bas Monsieur Benjamin Buisson.Bisous Bisous Isa.