Je ne sais pas si ici ils appellent aussi ce vent le mistral mais ca y ressemble fort. Je longe la cote sur 20 km puis je bifurque vers le nord, je rentre dans les terres. Je remonte une riviere encaissee dans un canyon, toujours vent de face. Et toujours vent de face, je traverse des etendues desertes, ou seul la caillasse, les arbustres, les lezards et les sepents y vivent. Toujours vent de face. Des kilometres de ligne droite avec le vent de face. Il y a de quoi te degouter du velo pour toujours. Mais bon je ne sais pas quelle force me pousse toujours a avancer, peut etre l espoir de voir le vent tomber. Alors j avance et je fini cette journee a Itmoski, a quelques kilometres de la frontiere avec la Bosnie.
P.S: J ai fais un peu de menage sur mon velo, je me suis debarasse du pantalon, d un T-shirt, d une serviette de toilette et de mes batons de marche. Quelques kg en moins et ca change, si, si, c est vrai!